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L’autre voisine folle

2 octobre 2010

Je l’entends souvent gueuler par la fenêtre de mon bureau, qui donne juste au dessus de son balcon. Elle gueule après ses enfants. Elle gueule après son chum. Elle gueule après les enfants des autres. Une fois elle a gueulé après son voisin d’en bas qui lui gueulait d’arrêter de gueuler.  Ce soir elle a gueulé après ma Puce et ses amis.

J’ai toujours pris parti pour les enseignants et les adultes qui, prenant un enfant en défaut, tentent le lui faire entendre raison. Ma Puce inclue, si son professeur juge qu’elle mérite une copie ou une punition un retrait de privilège, j’appuie le professeur. Par contre je ne peux pas appuyer un adulte qui gueule à un enfant pour se faire plaisir, pour se faire du bien, des propos qui ne visent qu’à dégrader l’enfant. Ça me donne envie de vomir.

Je ne m’attends pas à ce que les enfants agissent de façon parfaite en tout temps. Je m’attends à ce qu’il y ait des dégâts parfois, des bleus, des pantalons tachés ou déchirés, des vélos brisés. Quand ça arrive je ne gueule pas. Je n’ai pas grandi dans ce modèle et je ne pense pas qu’il soit nécessaire. Je pense que les enfants ont le droit de faire leurs erreurs, sachant qu’il y a des conséquences. Et puis que serait l’enfance sans tenter de faire un jump débile avec le vélo du petit voisin…

La Puce apprend. Elle apprend que les adultes ne sont pas tous des modèles d’équilibre et d’honnêteté, ni même fiables. Elle apprend aussi qu’en choisissant ses amis elle choisit sa réputation. Si tu te tiens avec des faiseurs de trouble, tu deviens la faiseuse de trouble par association. Je le sais, been there done that… Elle apprend aussi qu’elle ne doit pas avoir peur des voisines folles qui gueulent.

La folle qui gueule, ce soir elle a contribué à l’apprentissage de la Puce. Il me faudra penser de la remercier d’une façon qui lui laissera un souvenir de moi longtemps, avant de déménager à mon tour l’an prochain. Parce que ouais, j’en ai ma claque de ce voisinage triste. Je suis arrivée ici par la force des choses et je suis restée un an par manque de forces pour en repartir. J’en repars dès la fin de ce bail, incapable de m’adapter à un milieu triste et déséquilibré où les voisines folles se succèdent à un rythme trop rapide. Je ne joue plus, les folles ont gagné.

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Ère pré-ado

27 septembre 2010

Misère. La Puce s’est fait un chum. Un « sérieux ». Elle a les 2 yeux dans la graisse de bine en permanence. J’ai beau chercher partout, je ne trouve toujours pas le chapître « pré-ado full hormones » dans aucun foutu manuel d’instruction. J’y vais donc au jour le jour, d’une minute à l’autre.

On est dans l’ère pré-ado c’est certain. Y a des signes physiques qui ne mentent pas. Puis il y a aussi les mood swing. Shiiiiit. On dirait une mini-moi-en-spm-permanent.  Sauf qu’elle, son cycle d’humeurs se calcule plutôt en minutes qu’en jours. Et je sais jamais dans quel courbe on est.

La pré adolescence, c’est une grosse période de changement pour les enfants, et une grosse période de « ouf que je sais pas trop où on s’en va » pour les parents. C’est aussi, pour ces mêmes parents, la période des « Oh merde, je me souviens -moi- de mon adolescence. » Les trucs que j’ai fait à 11-12 ans, c’était pas toujours reluisant.

-Mamaaaan???
-Huh?
-S’tu correct si je vais jouer dehors avec Anto?
-Bah oui. C’est correct.
-K. Parce que So elle a pas le droit de jouer avec son chum. Sa mère veut pas.
-(…la mère de So serait-elle plus avisée que moi?? Va falloir que j’y parle.) Pour moi c’est correct ma chouette, vous jouer dehors.
-Ok mais si on veut jouer dans la maison s’tu correct? La mère de So elle veut pas non plus.
-(ça se corse…) Oui, vous pouvez jouer à l’intérieur.
-Ok mais si t’es pas là?

Shiiiiit. Je sais moi toutes les possibilités quand maman n’était pas là. Je me demande si elle peut en imaginer la moitié? Je vais toujours ben pas lui donner des suggestions. Si je dis oui, présumant de l’innocence de ses 11 ans, je peux me faire avoir. Si je dis non, et qu’elle est innocente, je viens de lui faire sentir que quelque chose de « mal » peut se produire en mon absence et comme je la connais, ça va devenir tentant.

Mon truc dans ce temps-là, c’est de… oups. J’en ai pas de truc. J’erre. Essais et erreurs. Erreurs. Mais j’essaie fort!

Recette simple de Chili en 4-5 ou 6 jours

22 septembre 2010

Savez, une bonne recette simple et délicieuse de Chili Con Carne peut s’avérer salvatrice comme souper-dépanneur dans la vie de tous les jours. Savez, cette vie qui nous fait courir après notre queue et manquer de temps pour tout faire.

Ou sinon, ça peut servir d’un super bon débouche tuyau si vous ne rincez pas assez les haricots rouge mais bon, ça c’est une autre histoire…

Permettez-moi de vous partager cette recette dénichée y’a pas si longtemps.

« Ouin mais hey Le Drew!? Ils disent temps de préparation 10 minutes et temps de cuisson 25 minutes! Ça prends pas 4-5 jours!?!? » Que je vous entends me répondre en direction de votre écran.

Ça c’est si vous avez pas une Reine aussi délicieuse que la mienne qui s’occupe de faire l’épicerie.

Premier Jour: Tout d’abord, vous aurez besoin des ingrédients énumérés dans la recette mise en lien. Mais ATTENTION, prenez en compte des ingrédients que vous avez déjà sinon vous allez vous retrouver avec des doublons. Bon ça y’est? Ok! Maintenant, vous allez vous faire dire que votre douce a trouvé mieux à manger pour ce soir. on remet ça à demain kin!

Deuxième Jour: Arrivé à la maison, vous êtes aussi déterminé à cuisiner votre Chili que Claude Dubois l’est à faire son émission de télémerdiqueréalité. Fuck it on mange des pâtes!

Troisième Jour: Vous avez le gôut pour vrai là! Autant qu’un mexicain a le goût de boire de la téquila. Les poivrons sont flétris tabarnak! D’la marde, on mange des hot-dogs

Quatrième Jour: Tout va bien… NON!! Manque des oignons. ARGHH!! Vive les restants!

Cinquième Jour: Oignons Check! Poivrons Check! Steak Check! Assaisonnements Check! Tomates Check, Haricots Rouge Check! Ail…

? On respire… Ail en pourdre va faire l’affaire.

Sixième Jour: Ça c’est si y’avait pas d’ail en poudre

Intermède du type: « Dans ta face! »

14 septembre 2010

J’aime bien les publicités de St-Hubert même si j’haïs le resto (Parce que ça pue, ça coûte cher, c’est fade en crisse, les frites sont pas mangeable pis que j’ai déjà travaillé pour eux)

J’aime peut-être moins la pub avec Céline Dion (Parce que c’est Céline Dion)

Mais celle-là:

MÉGA coup de coeur 😀

Ah ben! Y’est pas mort lui?!

31 août 2010

Ben non… Juste eu un été de la mort entre le déménagement de l’école, l’adaptation, le peu de vacances, les trois enfants et les minis-jupes. Que voulez-vous! Ça vous tiens un gars occupé en calisse!

Et là, tout doucement, la poussière retombe. Les morceaux du puzzle prennent leur place et je vois cette rassurante image de Mickey et Pluto. Faut vous avouer que je suis meilleur et surtout plus rapide de faire un casse-tête de 24 pièces qu’un de 1000 😉

Temps que la routine s’installe!

Mais tsé, quand t’es habitué de bouger et que tout devient calme t’as besoin d’un peu d’action non?

J’ai donc décidé de m’acheter un bazou

Un peu beaucoup de longueurs avec le concessionnaire qui branle dans le manche… Disons qu’il fait pas grand cash sur la vente étant donné que je paie la valeur résiduelle d’un contrat de location de trois ans. Étant donné la condition A-1+++ du véhicule il aurait fait plus d’argent à le revendre.

Qui dit char dit assurance auto. J’connais rien là-dedans! Puis je me suis rappelé de ce twitteux! @DanyPaquin qui fait dans les zassurances. Rentré en contact avec via son blog et il a torché tous les prix que kanetix.ca m’avait donné. Ça y’est, j’étais vendu!! (Il est aussi sur Facebook si jamais vous êtes plus présent sur ce médium)

Je vous le recommande fortement! Vous ne le regretterez pas. Essayez pour voir de trouver meilleur prix ailleurs 😉

Mes amours

13 août 2010

Je parle souvent d’Ophélie qui fait des mauvais coups, mais rarement de ses bons coups. Depuis que Jacob marche, elle commence à se rapprocher encore plus de lui.

Ils sont vraiment beaux ensemble. Nous étions chez des amis et avions acheté des suçons aux enfants à part pour Jacob. Sur le chemin du retour, Ophélie avait le suçon dans la bouche et Jacob lui chignait pour en avoir. Ophélie lui partageait son suçon c’était de toute merveille de voir les deux se partager le seul suçon. Je sais que lorsqu’ils vont être plus vieux ils vont dire qu’il était dégueulasse de faire ça. Ophélie partage tout avec son frère et je trouve ça tellement cute.

Si elle mange un yogourt, elle en donne à son frère. On soupe puis elle donne à manger à Jacob. Le plus drôle c’est lorsque Jacob commence avec les bisous il ne lâche plus Ophélie et les deux se donne plein de bisous.

Aujourd’hui nous sommes allés au Parc et elle tenait la main de Jacob pour aller dans les jeux. Il ne faut juste pas que ça change, car ils sont tellement beaux a voir.

À moi, de moi.

8 août 2010
by

C’est comme ça des non-blogueurs, ça blogue pas fort fort. Certains sont occupés, d’autres s’auto-censure, d’autres ont le bonheur des deux en même temps. J’ai l’habitude de twitter mes lectures « utiles » et de facebooker les trucs moins utiles. En principe, ce blogue devait servir à ventiler le reste.

Mais voilà, il n’y en a plus de reste. Il n’y en a plus qui mérite d’être raconté. Qui mérite d’être raconté hors de mon salon du moins. Et si ça mérite d’être raconté, c’est pas dit que j’ai envie que ça soit lu. C’est comme ça les blogues, on ne choisi pas qui s’invite pour venir faire la lecture. Auto-censure!

Mais savez quoi? Là, comprenne qui pourra, j’y suis arrivée. Encore. Moi-même toute seule j’y suis arrivée. Parvenue. Et cette fois je m’y accroche. C’est le fruit de mes efforts, de ma tête de cochon et aussi de mon insouciance -parce que ça en prenait une bonne dose!- et c’est à moi. Re-à-moi.

Dans quelques minutes j’aurai un jour de plus. Mon bilan personnel annuel se fait tout seul, j’ai des comparables échelonnés sur des années. Des comparables qui contrastent entre eux mais qui sont les miens. Des valeurs que je suis fière de n’avoir jamais reniées. Des petits détails qui comptent.

Je me donne un A pour mon bilan de la dernière année. Non tiens, un A+, c’est moi qui décide bon. Et j’écris ma note en mauve parce que c’est joli. Et j’ajoute un beau collant dans mon cahier parce que j’ai pris plaisir, cette année, à réussir là où on m’avait convaincue que j’échouerais. *poueeeette*