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Élucubrations d’une romantique

5 février 2010

Je dois absolument écrire ces lignes libératrices…

Le soir, en fermant les yeux je me laisse aller à imaginer des événements tels que je souhaiterais qu’ils arrivent.

A 14 ans, j’ai fait un choix B sur une route qui je crois n’était pas la bonne. Je prends conscience aujourd’hui après 30 quelques printemps que c’est là à cette seconde que j’ai fait tout débouler de travers dans ma vie. Je m’explique sans trop de détails.

J’ai 14 ans et mon meilleur ami A me déballe à chaque jour un amour envers moi d’une profondeur inimaginable. A m’écrit de si beaux poèmes, de si belles déclarations d’amour. Je suis jeune et je ne me sens pas digne d’un tel dévouement. Un lien très fort nous unis, indescriptible, muet et clairvoyant.

Nous partons un week-end chez ma grande tante à l’autre bout du monde et vivons ensemble quelque chose d’extrêmement puissant et effrayant. J’ai un petit copain autre que A à ce moment là…je vous passe les détails mais c’est blessant pour A de devoir cacher, refouler ses sentiments à chaque jour. Il décide donc de me mettre au pied du mur et de me demander une dernière fois d’accepter ce dont il m’offre sur un si beau plateau aux parfums envoûtants.

Sur mon refus, A s’enrôle dans la marine afin d’essayer d’étouffer les pleurs de son cœur et de noyer les images de moi qui envahissent son esprit. Il y passera plusieurs années sur son navire en quête d’une autre moi ou d’une relation similaire à l’autre bout de mon univers.

Lorsqu’un jour l’idée lui prend de revenir afin de s’assurer qu’il est bien guérit de moi ; il me retrouve enceinte d’un autre et presque mariée (la seule solution que j’avais trouvé pour ne pas me diriger vers un monde où il n’y a plus de respect envers soi-même et pour effacer son départ subit).

La blessure est pire. Le fond du puit regret est creux pour nous deux. Je ne le revis plus jamais et passai des années à le rechercher. Je pris le temps de divorcer, de me demander sincèrement si mon A était toujours vivant quelque part sur la terre. Vingt années ont passée pendant lesquelles j’ai recherché ce plateau avec dessus un amour d’âme sœur…sans jamais le trouver ou le retrouver nulle part jusqu’à il y a de ça quelques semaines…

Enfin, direz-vous. Dans mes rêves éveillés oh oui ! Un seul regard suffit pour que nous réalisions que ce lien est toujours là. Plus fort et têtu que jamais. Je m’entend lui dire : A, cette fois tu m’emmène avec toi sur tes vagues et je peux même ressentir mon cœur qui bat la chamade, mon corps trembler. Je peux ressentir la joie en moi un instant de plus et je réalise ce que c’est vraiment le bonheur dont tout le monde parle.

Je la sens cette connexion malgré le temps et la distance.

Lorsque la réalité rattrape soudainement mes songes elle me murmure…dors donc LaProse, il a quelqu’un dans sa vie et ça fait si longtemps. Il a respecté tes choix et s’est effacé de ta vie ; c’est le retour du pendule ma belle…j’avais 14 ans et j’étais sans cervelle. I was blind.

Je lui souhaite tout le bonheur du monde, sincèrement.

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8 commentaires leave one →
  1. Armand permalink
    5 février 2010 12 h 52 min

    Chère Larose,
    Tu me fais penser à Ronsard: « Cueillons dès aujourd’hui les roses de la vie… »
    J’ai eu un parcours différent de toi: la femme avec qui je partage ma vie depuis près de cinquante ans n’a pas été choisie sur un coup de tête à quatorze ans!
    Je n’ai jamais eu l’idée de chercher ailleurs et j’ose croire que la réciproque est tout aussi vraie.
    Je me demande si la modernité dans les sentiments, (ménages recomposés après divorce, par exemple), est préférable aux unions pour la vie.
    Je crois que les « jeunes » d’aujourd’hui croient tout savoir de la vie et de l’amour beaucoup trop tôt. Tous les organes ne sont pas « adultes » en même temps…
    Amitiés

  2. 5 février 2010 15 h 50 min

    Ça m’a touchée, ton histoire. Ces rendez-vous ratés avec l’Amour, je connais aussi. J’ai compris tout le sens du mot polyamoureuse. Je l’aimerai toujours, c’est viscéral – mais je suis capable d’amour ailleurs et pas un amour de second main, un vrai. J’ai appris à faire la paix avec ces tempêtes de sentiment, à l’aube de mes trente ans, justement. xxxx

    • LaProse permalink*
      8 février 2010 16 h 41 min

      Exact mais la libération aide beaucoup, le lâcher-prise… 😉

  3. 8 février 2010 7 h 45 min

    C’est attristant tout ça, tout ces non dits, ces si et peut-être qui tourmentent sans fin. Puisses-tu quand même être heureuse et lui aussi, où qu’il soit.

  4. demijour permalink
    8 février 2010 13 h 38 min

    Peut-on dire que parfois le destin existe vraiment?

    • LaProse permalink*
      8 février 2010 16 h 40 min

      Je l’ai toujours pensé…qui sait!

  5. Neptune permalink
    30 juin 2010 9 h 52 min

    …Le repos c’est mourir pour apprendre à vivre, laisser vivre c’est mourir quand il le faut…

    Serge Fiori

  6. cannelle permalink
    7 janvier 2014 9 h 24 min

    j’ai vécu et je vis la meme chose, je compatis

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